Peter Pan s’envole pour le Théâtre de Paris

Pan est une bouffée d’air frais qui séduisit la Belette durant le mois de mai, et dont le compte-rendu fut happé par les occupations estivales. Avec un peu de retard, voici donc la critique express de cette création d’Irina Brook, présentée au Théâtre de Paris.

Le rideau s’ouvre sur la douce et rythmée mélodie de Straight On ‘Til Morning, une ballade interprétée par Elisabet Ferrer, la chanteuse de Dionysos, interprète de Wendy.

La fraîcheur de sa voix – qui magnifie son chant mais rend son timbre aigu peu supportable – charme immédiatement. Ou peut-être est-ce la présence de tous ces enfants, autour de nous, dans la salle, et celle de Jane, fille de Wendy, à qui l’on raconte l’histoire.

On entre ainsi à Neverland, où le fringant Peter Pan (Louison Lelarge, lutin espiègle, Peter Pan-né), accompagné de Tink la fée jalouse (dont le costume rappelle les effeuilleuses du Moulin Rouge !), livre un combat sans fin contre le terrifiant Capitaine Crochet.

Peter n’a rien perdu de l’inventivité et de l’orgueil dont l’avait doté James Matthew Barrie il y a près d’un siècle. Mais face à la bande de pirates-bras cassés, armés jusqu’aux dents d’instruments de musique et d’un sens du rythme décapant, et surtout face à un Crochet en perfecto et bagouses dignes de Keith Richards, on ne peut s’empêcher d’aimer ces pirates rockers, presque plus que Pan. Ce sont eux qui, plusieurs fois, provoquent un regain d’enthousiasme dans le public, lorsque le souffle de l’épopée vient à manquer (la danse de Tiger Lily, notamment, est un peu longue pour les plus jeunes, trop peu élaborée pour les adultes).

Parmi les seconds rôles, on remarque surtout Nuno Roque, alias John, pur morceau d’humour britannique, et les jumeaux des Lost Boys, Taiwo et Kehinde Awaiye , à la fois mimes, clowns, gymnastes et acrobates, drôles et très doués.

Irina Brook crée Peter Pan à la manière d’un bulle de savon, délicate, imparfaite, poétique voire simpliste (la barque en carton lorgne sans doute un peu trop vers le théâtre en papier mâché), mais pour peu que l’on ait gardé son âme d’enfant, ce Pan-là séduit.

Et l’appel à l’aide de Peter n’a pas pris une ride ; on se prend à crier « Je crois que les fées existent ! » avec tous les bambins de la salle.

La troupe de 'PAN'

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