Lourmarin, sur les traces d’Albert Camus

S’exiler en Provence, loin de la rumeur parisienne, à l’abri de la foule, à l’ombre des platanes. Tel était le vœu d’Albert Camus lorsqu’il acheta une maison dans le lumineux village de Lourmarin, surplombé par le Luberon. Tel était également celui de la Belette cet été : retrouver la quiétude provençale après une tumultueuse année étudiante à Paris.

A Lourmarin, l’Office du Tourisme organise une visite guidée hebdomadaire sur les traces du célèbre écrivain, journaliste et philosophe de l’absurde.

Dans la lumière blanche des matins de Provence, c’est une ‘balade littéraire’ des plus agréables. Du château qui accueillit Henri Bosco au stade de foot du village, de l’ancien café Ollier où Camus, sous le pseudonyme de « Monsieur Terrasse », allait souvent converser avec les joueurs après le match, jusqu’au cimetière où ceux-ci portèrent son cercueil lorsque ce Juste perdit la vie dans un tragique accident de voiture, en 1960.

Dans divers lieux de Lourmarin, au détour des ruelles étroites, des lectures des œuvres de Camus, ainsi que des souvenirs de Jean Grenier – qui fut son professeur au lycée – et de René Char, la visite retrace avec délicatesse toute l’histoire de l’écrivain, de l’enfance algérienne au prix Nobel. Chaque extrait, choisi avec soin et souligné d’un léger accent du Sud, résonne de façon particulière dans ces endroits où Camus vécut. Comme si Lourmarin lui faisait écho.

Et devant la plus modeste des tombes, celle qu’envahissent les lauriers roses et plants de lavande, devant la pierre gravée simplement d’un nom, ALBERT CAMUS 1913 – 1960, auréolée du soleil de Provence, on peut presque apercevoir l’énigmatique sourire de l’Etranger.

Published in: on 09/08/2011 at 140533  Laisser un commentaire  
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